I&A Coaching | Pourquoi devrions-nous considérer chaque changement comme une renaissance ?
Comment apprendre à mieux gérer le changement en l’accueillant avec confiance ?
Eric Nicloux, Coach, Coaching de vie, Lyon, changement, développement personnel, renaissance, choix, potentiel
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02 Mai Pourquoi avons-nous intérêt à considérer chaque changement comme une renaissance ?

Par la perte de repères qu’il induit, le changement fait peur : face à lui, notre réflexe premier est la résistance.

Et pourtant, qu’on le veuille ou non, nous devons y faire face en permanence. Notre vie personnelle, sociale et professionnelle, le monde, le climat, la société dans laquelle on vit… le changement est partout. Notre responsabilité individuelle est donc d’apprendre à l’accepter et à l’accueillir avec confiance, pour ne pas en souffrir.

Bien sûr, il ne s’agit pas de tout changer en permanence ! Quand l’harmonie est là, il faut savoir la reconnaître et l’apprécier. Lorsque nous nous sentons parfaitement en phase avec chacun des aspects de notre existence, savourons cet état de plénitude, et faisons en sorte qu’il dure le plus longtemps possible ! Mais si nous sentons que quelque chose « coince » dans l’un des domaines de notre vie, et que l’insatisfaction s’installe, ayons une attitude ouverte et positive face à l’inconnu, en ne préjugeant pas en mal de ce qu’il peut nous apporter.

Il ne tient qu’à nous d’ajuster notre perception du changement : et si, au lieu de n’être synonyme que de peur et d’incertitude, il était aussi et surtout l’occasion idéale de faire le point sur nos envies, nos aspirations et nos rêves ?

Le changement est naturel, l’immobilisme ne l’est pas.

”Rien n’est permanent, sauf le changement”

Héraclite d’Ephèse

Quand on observe la nature, force est de constater que le changement est partout, et surtout permanent. Le soleil se lève, la lumière change tout au long de la journée, la météo évolue, le vent souffle, les jours, les semaines, les mois, les saisons, les années passent, la vie apparaît et disparaît sans cesse, la chenille devient papillon, et la plupart des animaux muent… En tant qu’élément faisant partie d’un écosystème, l’être humain n’échappe pas à cette loi de la nature : tout comme dans le monde qui nous entoure, chez nous aussi, le mouvement est permanent, et les évolutions constantes, tant sur le plan physique que sur le plan psychique.

CerisierToutefois, par la façon dont nous avons construit nos sociétés, et donc nos vies, nous avons mis en place un système dont la finalité, louable, est de nous offrir stabilité et sécurité, mais qui peut parfois se retourner contre nous et nous donner la sensation que tout est immobile, pour ne pas dire figé. Un système dans lequel la plupart de nos choix devraient être définitifs. Comme si le doute et l’hésitation portaient en eux le germe d’une peur tétanisante : celle de perdre ce que l’on a acquis ou construit.

 

Idéalement, nous devrions nous sentir libres d’être curieux, de tâtonner, de nous tromper, de réessayer… 

… et en réalité, nous le sommes. La plupart des limites que nous nous mettons n’existent que dans notre tête, bâties par un mental ayant pour mission de nous maintenir dans notre zone de confort, et sont empreintes de subjectivité, selon notre éducation, nos rencontres, nos expériences… Ce qui paraît impossible pour l’un paraît facile pour l’autre, et inversement. Toute la difficulté est de trouver l’équilibre entre ce que l’on désire aujourd’hui et qui est susceptible de nous convenir le plus longtemps possible d’une part, et de rester attentif à nos « mouvements » naturels, notre cheminement intérieur, de l’autre…

Car une situation épanouissante hier n’est pas forcément la situation idéale d’aujourd’hui.

Le changement rythme nos vies

”Changer n’est pas devenir quelqu’un d’autre; c’est devenir qui on est, et l’accepter”

Jacques Salomé

Prenons tout d’abord le cas de notre vie professionnelle. Le « système » est ainsi fait : au cours de nos études, à un âge où nous devrions n’avoir comme seul souci que d’apprendre et de nous cultiver, nous sommes censés avoir une vision à long terme de la route que nous voulons suivre… Dès le collège, et plus encore au lycée, nous devons choisir une orientation professionnelle. Mais qui peut dire avec certitude, à 15, 16 ou 17 ans, ce qu’il est sûr de vouloir faire tout au long de sa vie ? Autour de la trentaine ou de la quarantaine, combien de personnes peuvent affirmer qu’elles ont les mêmes envies, les mêmes goûts, les mêmes passions qu’à 18 ans ? Interrogez-vous : vos aspirations et vos priorités sont-elles les mêmes aujourd’hui qu’il y a 10 ou 20 ans ? Combien de rencontres, d’expériences et de remises en question sont venues ponctuer votre vie depuis le moment où vous avez choisi une voie plutôt qu’une autre ?

Le monde du travail est en train de changer. En écoutant les informations, pas un jour ne passe sans que l’on entende parler de plans de restructuration et de licenciements, ce qui, soyons honnête, est particulièrement anxiogène. Certes, c’est une réalité : pour des raisons de profits, ou à cause des progrès technologiques, beaucoup d’emplois disparaissent, et de nombreux travailleurs se retrouvent sur le carreau, avec l’angoisse et les remises en questions que cela suppose.

Mais on parle beaucoup moins du nombre incroyable d’opportunités qui se créent, des nouveaux métiers qui apparaissent, dans des domaines où tout reste à faire et à inventer. Ne nous laissons pas accabler par les mauvaises nouvelles et les chiffres du chômage, et envisageons les choses différemment : il y a une place pour chacun, et chacun porte en lui le potentiel de concrétiser ses projets, de réaliser ses rêves et de consacrer son énergie à une tâche qui ait du sens pour lui. C’est cet état d’esprit qui anime celles et ceux qui osent : ils  visualisent leur réussite plutôt que d’envisager un  éventuel échec.

Il en est de même dans nos vies personnelles : combien de personnes se sentent prisonnières d’une situation qui ne répond plus à leurs attentes, ou qui restent, pendant de longues années, prises au piège d’une relation toxique, par peur du changement ? Si nous étions toutes et tous capables d’aborder le changement avec confiance, en lui octroyant le bénéfice du doute, et en nous efforçant de privilégier le mouvement à l’immobilisme, beaucoup de nos problèmes se régleraient d’eux-mêmes, et de nombreuses souffrances seraient évitées…

 Le changement, une opportunité de renaître

”Tout est changement… Non pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n’est pas encore”

Epictète

En venant au monde, nous naissons une première fois. Mais tout au long de notre vie, en considérant le changement avec bienveillance, nous gagnons une quantité incroyable d’opportunités de renaître, encore et encore. Effectivement, cela demande beaucoup de courage et de volonté. Mais qui a dit que la chenille ne fournissait pas d’effort pour se transformer en papillon ?

Voici deux bonnes nouvelles.

La première, c’est qu’il n’y a pas d’âge pour renaître. Que vous ayez 20, 30, 40, 50, 60, 70 ans, ou même plus…

La deuxième, c’est que même si l’on n’a pas choisi de venir au monde, on peut choisir de re-naître. Oui, cela ne dépend que de nous et de l’état d’esprit que nous aurons choisi d’adopter. Nous ne sommes pas toujours responsable de ce qui nous arrive, mais nous sommes responsable de ce que nous allons en faire.

Pouvez-vous imaginer le pouvoir que détient une personne, par le simple fait de considérer les choses sous cet angle ?

En pratique : comment aborder le changement sereinement ?

Le cycle du changement peut être décomposé en quatre grandes phases :

  • La phase de stabilité : jusqu’ici, tout va bien…
  • La phase de désynchronisation : insatisfaction, nervosité, besoin de renouveau…
  • La phase de crise : repli sur soi, marasme, ennui, recherche de solutions…
  • La phase de renouveau : mutation, nouveaux défis, énergie, créativité…

Il est important de connaître ce processus afin de pouvoir se situer dans le cycle et comprendre ce que l’on traverse. On accepte plus facilement une période inconfortable si l’on peut déjà se préparer à la suivante. On peut ainsi se dire que ce qui arrive « est dans l’ordre des choses ».

Pour aborder sereinement le changement, faire un état des lieux constitue la première étape. Nous devons analyser notre niveau de satisfaction dans chaque domaine de notre vie où un blocage semble s’installer, en nous posant LA question : « Honnêtement, qu’est-ce qui ne me convient pas dans cette situation aujourd’hui ? ». Ne nous censurons pas !

La deuxième étape consiste à imaginer le scénario alternatif : « Puisque cette situation ne me convient pas comme telle, par quoi est-ce que j’aimerais la remplacer ? ». Autorisons-nous à rêver !

La troisième et dernière étape consiste à transformer une possibilité en probabilité. C’est  la prise d’une décision, suivie de la planification d’un plan d’actions datées, pour atteindre l’objectif ultime d’une vie améliorée. La question est « Que vais-je mettre en place pour y parvenir ? »

”Je suis le maître de mon destin;

Je suis le capitaine de mon âme”

William Ernest Henley